ENERGIES TECHNOLOGIES
Chauffage de la copropriété 50 ans de polémique
![]() Monsieur Bailly nous reçoit très aimablement. Il nous accueille dans sa copropriété, située rue des Iris dans une banlieue paisible de Paris.
Une copropriété originale, mais pas unique :![]()
«Notre copropriété comporte environ 100 logements sur deux immeubles
de xxx étages.
Le bâtiment 1 est orienté Est-Sud-Est.
Le bâtiment 2 est orienté Sud-Ouest.
Nous disposions d’une chaudière unique au fioul.
Nous approvisionnions du fioul xxfois
par an pour un volume annuel de xxx m3.
La température du bâtiment 2 pouvait parfois
monter
al
llègrement
à
28°C
alors
que
le
bâtiment
1
plafonnait à
19°C au
même
instant…
…En tant que Président du conseil syndical, je passais un temps considérable en gestion de récriminations. Je jonglais en permanence entre ceux qui se plaignaient d’une température excessive et ceux qui me disaient devoir faire l’appoint avec un chaufffage électrique. La situation était d’autant plus inconfortable que je n’avais accès à aucune information sur le fonctionnement de la chaufferie. » Monsieur Bailly – Président du Conseil Syndical. Analyse sans appel :Les Etablissements Corfmat, fournisseur de solutions
énergies, auditent l’ensemble de l’installation. Le
résultat de copropriété est constituée de
l’analyse est sans appel : deux bâtiments
d’habitation de taillle équivalente. Depuis plus de
1-les deux bâtiments sont 50 ans, les occupants disent chauffés par un circuit secondaire souffrir, soit du chaud soit du unique. froid. En particulier,lorsque le 2-La chaudière module très peu soleil frappe, en milieu de sa puissance. journée, les habitants du 3-L’énergie utilisée est le fioul. bâtiment A, orienté Est-Ouest 4-L’apport thermique du soleil grelottent,pendantqueceuxdu n’est pas pris en compte. Cahier des charges précis :Le cahier des charges imposé par Monsieur Bailly, Président du conseil syndical est précis :1 - le chauffage des deux bâtiments doit être adapté pour prendre en compte les différences d’apport du soleil d’un bâtiment à l’autre. 2 - La température ambiante doit être connue en différents points des immeubles, de sorte à discuter chiffres et non « sensations ». 3 - La copropriété doit pouvoir disposer d’états permettant d’anticiper. Ce que ne permettent pas les seules factures d’énergie. 4 - Les factures doivent diminuer d’au moins 25%... Dimensionnement & échanges :Les professionnels du chauffage le savent parfaitement, le chaud et le froid sont des sujets très polémiques. L’une des difficultés est alors de faire la part des choses entre le mesuré et le ressenti. C’est durant cette phase de mise au point de l’offre, que les échanges avec Monsieur Bailly ont été déterminants.Fallait-il proposer une mesure individuelle de la température ambiante ? Fallait-il aussi, au prix de mesures locales précises, individualiser la,répartition des charges de chauffage? Encore plus stratégique, fallait-il confier l’exploitation de la chaufferie à un des très grands exploitants qui en assurerait l’entière responsabilité, y compris la fourniture d’énergie ? De ces débats,parfois vifs, émerge un compromis raisonnable. En effet, attachée à son indépendance, la copropriété souhaite établir des liens étroits avec un interlocuteur de proximité, indépendant des fournisseurs d’énergie. Le principe de l’indépendance entre l’installation-maintenance et la fourniture d’énergie est donc définitivement retenu. Maintenant, la conception et les calculs peuvent commencer. Diviser pour mieux régner :L’architecture technique retenue,celle de la société Corfmat, est basée sur le principe du dédoublement des sources et de la distribution. En effet, la gestion moderne de chaufferies puissantes conduit à favoriser une cascade de chaudières, plutôt qu’une seule plus imposante. De plus, le comportement visiblement très spécifique de chaque bâtiment a naturellement amené l’expert, la société Corfmat, à proposer deux réseaux secondaires de distribution. Enfin, un système de sondes extérieures et intérieures permet d’adapter, à chaque instant, la puissance et la répartition de la chauffe en fonction de la température extérieure et de l’ensoleillement.Le choix du gaz s’est fait pour des raisons d’économie, de facilité de maintenance, d’approvisionnement et d’écologie. Paroles d'expert :![]()
Schéma de l’installation
Installation prometteuse :Au moment de la rédaction de cet article, l’installation est
récente. Pourtant, on note déjà un niveau de satisfaction important des
Iris. D’ailleurs, quoique rigoureux,l’hiver nous aura gratifiés de
belles journées ensoleillées et durant ces éclaircies, chaque bâtiment
aura bénéficié d’un niveau de chauffage adapté.
![]() Température ambianteDepuis, on ne constate plus, ni les surchauffes du bâtiment ensoleillé,
ni le froid du bâtiment ombragé. «Non seulement je peux consacrer mon
temps à d’autre projets pour la copropriété, mais il semblerait que
nous nous orientions vers des économies supérieures à celles que nous
espérions!» extérieure et de l’ensoleillement. Le choix du gaz s’est
fait pour des raisons d’économie, de facilité de maintenance,
d’approvisionnement et d’écologie. Températureambiante
précise avec enthousiasme Monsieur Bailly.».
Il se murmure que les calculs provisoires indiqueraient une économie potentielle supérieure à 30%... Philippe AMRAM
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